Antoine Bertuit, l’appel de la méditerranée
Antoine Bertuite est un homme de réseau devenu l’un des acteurs les plus connectés de l’écosystème niçois, actif à la croisée de l’immobilier, de l’événementiel et de l’engagement local sur la Côte d’Azur.
Parisien du 91, parti à 18 ans à la conquête du soleil et de l’international — Espagne, Thaïlande, Suisse, Miami —, il a trouvé son équilibre entre Nice, Villefranche-sur-Mer et Monaco. Immobilier le jour, soirées de qualité le soir, mouvement citoyen « Bouge ta ville » en filigrane : Emmanuelle Mary reçoit un trublion méditerranéen qui a fait du réseau son métier et de la Riviera sa place.
Homme de réseau, entre immobilier et événementiel de Nice à Monaco
Qui est Antoine Bertuite ?
Antoine Bertuite est un entrepreneur multi-casquettes installé sur la Côte d’Azur, à la fois conseiller en immobilier et organisateur d’événements, devenu l’une des figures les plus connectées du réseau niçois. Né en région parisienne, à Hyères dans le 91, il quitte la capitale à 18 ans après un bac techno en restauration, animé par une envie tenace de soleil, de voyages et d’ouverture méditerranéenne.
Son parcours est celui d’un enchaînement d’expériences internationales et de saisons : diplôme international des services de restauration obtenu entre l’Espagne (Valence, son coup de cœur) et la fac de Miami, une école de barman en Thaïlande, un poste en Suisse, le Byblos à Saint-Tropez, le Majestic à Cannes en sommellerie, puis Monaco. La Riviera ne s’est pas choisie : elle l’a « appelé » pour le travail, et il ne l’a plus quittée. Aujourd’hui, à 28 ans, il exerce dans l’immobilier chez une agence basée à Villefranche-sur-Mer, développe la structure événementielle French Riviera, gère un club, et porte le mouvement local « Bouge ta ville ».
De la restauration parisienne au grand écart international
Antoine Bertuite raconte une vocation précoce pour le contact et le commerce. Dès quatorze ans, il enchaîne les stages pour découvrir tous les métiers de l’hôtellerie-restauration : hébergement, service, cuisine. L’une de ses meilleures expériences reste un stage avenue Montaigne à Paris. Mais la restauration n’était qu’un moyen : ce qui l’anime, c’est « ce côté contact client, commercial, de la vente ».
Le rêve américain le pousse d’abord vers Miami. Faute d’y aller directement à sa majorité, il opte pour une école en Espagne, en lien avec la fac de Miami, qui délivre le diplôme international qu’il visait. En un an, il obtient son équivalence, la fait valider par l’ambassade, et gagne plusieurs années sur son émancipation. Suit la Thaïlande — « superbe expérience de vie, humaine autant que professionnelle » — où il croise sur une même formation une quarantaine de nationalités.
De retour, tout s’enchaîne : la Suisse, puis Saint-Tropez au Byblos comme chef de rang et barman, une saison en sommellerie au Majestic de Cannes qui se passe mal et qu’il arrête net. C’est une rencontre décisive, celle de Jérémie, ancien directeur d’un établissement, qui le propulse : « moi je te veux, mais aujourd’hui faut que t’ailles ailleurs. » Direction Monaco.
L’immobilier comme ancrage, l’événementiel comme échappatoire
Le tournant se joue au retour d’un séjour de trois mois à Miami, écourté pour raisons personnelles. Au chômage sur la côte, l’hiver, en pleine remise en question, Antoine Bertuite signe simultanément un contrat dans l’immobilier et une saison. La première année, il fait les deux. L’immobilier finit par l’installer véritablement : trois ans, plusieurs agences, aujourd’hui chez une agence à Villefranche-sur-Mer depuis trois ans.
En parallèle naît French Riviera, l’aventure événementielle. Pendant le Covid, un ami lance avec d’autres le premier brunch d’un établissement niçois, et lui propose de rejoindre le projet. De là, la structure grandit, un club est repris depuis un an, un fichier client devient « exponentiel ». Les deux mondes se nourrissent : le noyau immobilier alimente la clientèle des soirées, et inversement. « Tous les réseaux sont liés, toutes les rencontres sont liées », résume-t-il.
Il revendique un équilibre : focus sur l’immobilier la journée, coupure le soir. Quand il n’a pas d’événement, il déconnecte à 17 h ; l’été, les soirées deviennent son échappatoire. Un téléphone qui sonne sept jours sur sept, 3 000 contacts à l’arrivée, 15 000 aujourd’hui — sa définition du réseau, ce sont les gens qu’il peut réellement appeler, loin d’une image de réseaux sociaux qu’il juge peu représentative.
Dans l’immobilier, il se veut un interlocuteur de A à Z : juridique, fiscalité, courtiers, notaires, contacts en mairie pour un permis ou une véranda. « Je m’entoure que des gens qui ont la même réactivité que moi. » Un métier difficile, éprouvé par le Covid, que ses deux casquettes lui ont permis de traverser en équilibrant son chiffre d’affaires. Il compare volontiers la vente d’un appartement à celle d’une table ou d’une bouteille facturée le prix d’un logement.
« Bouge ta ville » et l’engagement pour Nice
Depuis un an, Antoine Bertuite s’engage pour la ville avec le mouvement « Bouge ta ville », lancé avec Elian pour dynamiser et soutenir les entrepreneurs locaux. Objectif : réseauter, fédérer, s’entraider, faire remonter des problématiques au niveau de la ville, et notamment favoriser l’insertion des jeunes diplômés grâce aux connexions du réseau. Il revendique une étiquette « moins politique » pour attirer un maximum de monde. Avant le lancement, le groupe compte déjà 120 personnes.
Cet engagement s’appuie sur un constat : en quatre ans à Nice, il a vu la ville se transformer, se dynamiser, attirer de beaux établissements, de nouveaux quartiers, des écoles. Un mouvement d’attractivité qui rejoint les portraits d’Hervé Laubertie, directeur de Team Nice Côte d’Azur, ou de l’élue Magalie Altounian. Antoine Bertuite salue une région qui « regorge de choses à faire », attire Scandinaves et Américains, notamment avec la ligne aérienne directe vers les États-Unis.
Le show, le sérieux et l’adaptabilité
Les soirées qu’il produit revendiquent une vraie identité : scénographie, mise en scène, communication, un « show » né des cerveaux d’une équipe de quatre. Antoine Bertuite gère surtout la partie relations publiques et réservations — le contact humain, ce qu’il préfère. Il insiste sur un tri naturel de la clientèle par les réseaux, sans discrimination, avec un impératif de sécurité et d’absence de débordement.
Sa force, il la nomme : l’adaptabilité et la connivence. Savoir être carré quand il faut, friendly quand il faut, écouter les besoins, analyser la gestuelle, aller dans le sens de l’autre. « Chaque échange est constructif, chaque personne apporte. » Une culture large, forgée par ses voyages en Asie, en Amérique latine, aux États-Unis, en Europe, qui lui permet aujourd’hui de « représenter plein de sujets et de mouvements différents ». Entre Nice et Villefranche-sur-Mer, entre Nice et Monaco, il fait dialoguer des univers — comme Anthony Daless, autre multi-entrepreneur parti de la restauration parisienne.
Nice, le juste milieu méditerranéen
Pour Antoine Bertuite, Nice réunit tout : « la seule ville où tu peux monter skier le matin et le soir », à une heure de la montagne, portée par une culture méditerranéenne qui lui rappelle Valence, son pays de cœur. Il oppose cet art de vivre à un Paris « enfermé, gris », où les gens ne se parlent pas. Ce qu’il cherche, c’est de la vie, du soleil, des gens qui donnent envie d’avancer.
Il n’a pas remonté à Paris pendant trois ans et demi, jusqu’à un mariage en septembre ; ses parents se sont installés dans le Sud et ont vendu la maison familiale. « Sincèrement, ça ne m’a pas manqué », confie-t-il, tout en refusant de renier ses origines. Aux hauteurs de Saint-Tropez comme à Ibiza, il aime ces destinations intenses en saison qui gardent leur authenticité hors saison. Son secteur immobilier va de Nice à Roquebrune-Cap-Martin ; l’événementiel se concentre sur Nice, Monaco et Saint-Tropez. Interrogé sur le moment où il a su avoir fait le bon choix, il répond sans hésiter : « dès le premier jour à Valence ».
Ce qui l’anime en 2026
À 28 ans, Antoine Bertuite assume un rythme intense : sport le matin pour se libérer l’esprit avant des journées « ascenseur émotionnel », immobilier en semaine, événements le soir et le week-end. Il refuse de se sédentariser et parle de « projets de vie » plutôt que de simples transactions. Côté agenda, il annonce la deuxième édition de la Bringue le 15 janvier, une autre le 19 février, un club ouvert du lundi au samedi, et de nombreux projets encore en discussion pour l’été — sans oublier un concept immobilier à Villefranche-sur-Mer. « Je remercie la vie de m’avoir mis sur le chemin de ces personnes », conclut-il, convaincu qu’il n’y a pas de business sans action humaine.
Au fil de l’épisode
- 00:00:00 — Retrouvailles et présentation d’un acteur connecté du réseau niçois
- 00:01:43 — L’homme de réseau : de Paris à l’étranger
- 00:02:19 — Enfance en région parisienne, bac techno restauration, envie de partir
- 00:03:11 — Le rêve de Miami, l’école entre Espagne et fac américaine
- 00:03:30 — La restauration, un métier de contact et de commercial
- 00:04:24 — Le diplôme, l’équivalence, l’émancipation accélérée
- 00:05:06 — L’école de barman en Thaïlande
- 00:05:23 — Suisse, Byblos à Saint-Tropez, Majestic à Cannes
- 00:06:02 — La rencontre décisive de Jérémie, direction Monaco
- 00:06:33 — Miami, retour, chômage et bascule vers l’immobilier
- 00:07:29 — Immobilier et saison en parallèle, naissance de French Riviera
- 00:09:49 — Trouver son équilibre méditerranéen sur la Riviera
- 00:11:37 — Un vrai acteur de la ville, le mouvement « Bouge ta ville »
- 00:13:24 — L’immobilier et la fête : accueillir les initiatives à Nice
- 00:13:47 — Le show et l’identité des soirées produites
- 00:15:38 — Le lien entre clientèle immobilière et événementielle
- 00:16:47 — L’immobilier comme prolongement du commercial
- 00:18:08 — 28 ans, l’urgence de construire maintenant
- 00:20:46 — Adaptabilité, connivence et valeurs
- 00:22:05 — L’amour du voyage et les cultures du monde
- 00:23:43 — Nice : montagne, mer et culture méditerranéenne
- 00:25:19 — L’énergie retrouvée sur la Riviera, l’attractivité de la région
- 00:27:02 — Premier souvenir de la région et l’apaisement de Saint-Tropez
- 00:28:34 — Le doyen du réseau : 15 000 contacts
- 00:30:00 — Le constat derrière « Bouge ta ville »
- 00:31:26 — La reconversion vers l’immobilier, la vente comme fil rouge
- 00:32:35 — L’organisation d’une journée, sport et réactivité
- 00:34:42 — Les lieux de travail entre deux rendez-vous
- 00:36:07 — L’évolution de la ville en quatre ans
- 00:36:42 — Nice, Villefranche, le triangle d’or et Saint-Tropez
- 00:39:31 — Le retour à Paris qui ne manque pas
- 00:39:47 — Le bon choix de quitter la région parisienne
- 00:44:22 — Les prochains rendez-vous : la Bringue, le club, l’immobilier
Références de l’épisode
- Byblos, Saint-Tropez
- Majestic, Cannes
- French Riviera (structure événementielle)
- Bouge ta ville (mouvement local)
- Miami
- Valence, Espagne
- Madrid
- Thaïlande
- Suisse
- Monaco
- Saint-Tropez
- Villefranche-sur-Mer
- Roquebrune-Cap-Martin
- Cap-Martin
- Saint-Jean-Cap-Ferrat
- Avenue Montaigne, Paris
- Hyères (91)
- Ibiza
- Coulée verte, Nice
FAQ
Qui est Antoine Bertuite ?
Antoine Bertuite est un entrepreneur installé sur la Côte d’Azur, à la fois conseiller en immobilier et acteur de l’événementiel niçois. Parisien d’origine parti à 18 ans, il a vécu en Espagne, en Thaïlande, en Suisse et à Miami avant de s’ancrer entre Nice, Villefranche-sur-Mer et Monaco, où il est devenu l’une des figures les plus connectées du réseau local.
Pourquoi Antoine Bertuite a-t-il quitté Paris ?
Dès l’adolescence, Antoine Bertuite voulait quitter la région parisienne pour le soleil, le voyage et une culture plus méditerranéenne. Après un bac techno en restauration, il part à 18 ans étudier à l’étranger. Paris, qu’il juge gris et fermé, ne lui manque pas ; il dit avoir su qu’il avait fait le bon choix dès son premier jour à Valence, en Espagne.
Que fait Antoine Bertuite sur la Côte d’Azur ?
Il exerce dans l’immobilier au sein d’une agence basée à Villefranche-sur-Mer, de Nice à Roquebrune-Cap-Martin, et développe en parallèle la structure événementielle French Riviera, qui gère notamment un club et des soirées à Nice, Monaco et Saint-Tropez. Il porte aussi le mouvement local « Bouge ta ville ».
Qu’est-ce que le mouvement « Bouge ta ville » ?
« Bouge ta ville » est un mouvement lancé par Antoine Bertuite avec Elian pour dynamiser Nice et soutenir les entrepreneurs locaux. L’idée : réseauter, fédérer, s’entraider, faire remonter des problématiques à la ville et aider l’insertion des jeunes diplômés. Avant son lancement officiel, le groupe rassemblait déjà 120 personnes.
Pourquoi Antoine Bertuite a-t-il choisi Nice ?
Pour Antoine Bertuite, Nice réunit tout : la mer et la montagne à une heure, une culture méditerranéenne qui lui rappelle Valence, et une énergie proche de celle de Paris sans la grisaille. Il souligne l’attractivité économique et touristique de la ville, sa transformation rapide et son art de vivre chaleureux.
Où retrouver Antoine Bertuite sur la Côte d’Azur ?
On le croise principalement dans le secteur du port de Nice et dans les cafés du quartier où il travaille entre deux rendez-vous, ainsi que lors des soirées qu’il produit. Son agence immobilière est basée à Villefranche-sur-Mer, et son club est ouvert du lundi au samedi.