Constantin Djivas : le cœur en rouge et noir #20

Constantin Djivas est le commentateur vedette de l’OGC Nice sur les réseaux sociaux, enfant du pays profondément attaché à Nice et à Villefranche-sur-Mer. Ancien joueur professionnel devenu journaliste, il a fait du gym son terrain de jeu quotidien, entre écriture et commentaires live enflammés. Reçu par Jean-Raphaël Drahi au centre d’entraînement du club, il raconte son parcours singulier : le rêve de footballeur, la lucidité d’un arrêt précoce, le retour à Nice et l’invention d’un format de commentaire « à la niçoise » qui a conquis les supporters rouge et noir. Un amour de club indissociable d’un amour de ville.

Le commentateur vedette de l’OGC Nice, le cœur en rouge et noir

Qui est Constantin Djivas ?

Constantin Djivas est journaliste et commentateur de l’OGC Nice sur les réseaux sociaux, né à Nice en 1989. Enfant du pays, il a grandi à Villefranche-sur-Mer et vit aujourd’hui au port de Nice, dans le même quartier que ses parents. Passionné de football depuis toujours, dans une famille où l’on aime le ballon rond de génération en génération, il a commencé à jouer tout petit à Villefranche, puis à l’Amicale Nice, avant d’intégrer le centre de formation de Monaco de douze à dix-huit ans.

Après le lycée Masséna et son bac, il part tenter l’aventure en Suisse, où il joue en D3 puis en D2. Lucide sur ses chances, il met un terme à sa carrière à vingt-et-un ans pour intégrer l’école de journalisme de Nice. Depuis février 2015, il travaille pour l’OGC Nice — d’abord comme prestataire, puis comme salarié du club depuis janvier 2021 — où il mêle rédaction et commentaires en direct des matchs.

Du terrain à la Suisse : un rêve de footballeur et la lucidité de l’arrêt

Constantin Djivas a passé sa vie sur les terrains de foot niçois. Fils et petit-fils de passionnés, il rêvait de devenir professionnel. Faute de permis pour son père et depuis Villefranche, Monaco s’est imposé comme le club le plus accessible : il y prenait le bus, le 100, pour aller jouer. Il y restera de ses douze à ses dix-huit ans, une période dont il garde un attachement particulier — « Monaco, je ne dirai jamais rien de mal » — même s’il précise que « le cœur, c’est 100 % le gym ».

Son aventure professionnelle se déroule en Suisse, avec un entraîneur venu de Monaco qui avait fait monter six ou sept Niçois, dont Kamel Larbi. Une première année en D3 « avec un air de colonie de vacances », puis une saison en D2 avec vrais contrats et vrais salaires. Mais rapidement, il tranche avec lucidité : « la vie est trop courte », le football professionnel n’est pas fait pour lui, et surtout, il ne supporte pas d’être loin de sa famille, de ses amis et de sa ville. Il devient « retraité à vingt-et-un ans » pour rentrer à Nice.

Aujourd’hui encore, l’odeur de l’herbe coupée au centre d’entraînement lui « démange ». Père d’un garçon de trois ans, il jure qu’il ne lui mettra jamais la pression : judo, rugby ou ballon, l’enfant fera ce qu’il voudra.

Le journalisme, un second rêve devenu métier

À l’école de journalisme de Nice, Constantin Djivas passe « du banc de touche au banc d’école » un mois après avoir arrêté de jouer. Il voulait d’abord écrire, s’éloigner du football, se spécialiser en presse écrite. Mais le foot le rattrape. Après des stages en actualité générale et locale — dont un premier à L’Avenir Côte d’Azur avec Gérard Clay —, il bascule sur un stage lié au football et arrive à l’OGC Nice « un peu par hasard », en février 2015, alors que l’entreprise sous-traitant les médias du club, pour laquelle il travaillait déjà, cherchait un rédacteur.

Ce choix du journalisme, il le doit aussi à des souvenirs d’enfance : la Coupe du monde 1998, les voix de Thierry Gilardi, Thierry Roland et Jean-Michel Larqué. C’est à l’école, d’ailleurs, qu’il a croisé Jean-Raphaël Drahi : tous deux y donnent aujourd’hui quelques cours à de futurs journalistes.

Dix saisons au gym : le club à l’ancienne et l’ère moderne

Entré en 2015 comme rédacteur pour le print et le site officiel, Constantin Djivas a vécu de l’intérieur la mutation de l’OGC Nice. Il a connu l’ancien centre d’entraînement de Charles-Ehrmann, « folklorique » — les interviews avec Mario Balotelli qui se change dans les vestiaires, Jorge Porter et ses chiens sur le terrain — avant l’installation dans le nouveau centre en 2017. Il salue ceux qui l’ont accueilli et aidé, notamment Laurent, aujourd’hui son directeur, Virginie, Nico et Yannick, devenu un ami.

Il rappelle qu’un club de Ligue 1 est « une énorme machine », une entreprise avec ses services communication et marketing (Virginie Rosetti, Nicolas Bernard) et son service média devenu digital. Passionné d’histoire, il évoque l’origine du surnom « le gym » — l’Olympique Gymnaste Club de Nice, né d’une fusion —, les 120 ans du club, le rôle de l’association La Semeuse, et renvoie au livre du centenaire pour la « vraie belle version ».

Le commentaire « à la niçoise » : le cœur dans le micro

Depuis 2021, Constantin Djivas est salarié du club et multiplie les casquettes : rédacteur en semaine, commentateur les week-ends sur Facebook, YouTube, Twitch, Twitter et Instagram. Il commente tous les matchs, parfois accompagné de son meilleur ami Fabien. Le concept : un « format à la niçoise », à mi-chemin entre le supporter et le journaliste, « comme on commente chez nous », avec le sérieux d’un cursus journalistique mais l’énergie et la bonne humeur du café du coin.

Le déclic remonte à une remontada face à Lyon, où le gym, mené deux buts à zéro chez lui, l’emporte trois à deux dans les dernières minutes : sur le but victorieux, il « se fend en deux », et la vidéo fait le tour des réseaux. Depuis, une vraie communauté fidèle suit ses lives et ses replays. Le format s’inspire de la radio — « le gym de mon enfance, c’est le gym à la radio » — avec ses repères spatio-temporels, faute d’images pour des raisons de droits. Sa philosophie : « le moindre des respects, c’est de donner au micro ce que j’aurais eu envie de donner sur le terrain. » Un engagement qui lui a récemment coûté une extinction de voix après la victoire du gym au Parc des Princes, deux buts à trois, la première depuis 2009 — un match commenté au studio avec son ami Ouellet à la réalisation, qui lui a valu jusqu’aux moqueries de Vincent Moscato sur RMC.

Nice et le gym : des gènes en commun

Pour Constantin Djivas, Nice et l’OGC Nice sont « intimement liés ». Le club est à ses yeux « le porte-drapeau de la culture niçoise » : on y entend Nissa la Bella avant chaque match, les tribunes de l’Allianz Riviera portent les noms de figures niçoises. Enfant de la remontée du club, qu’il a connu en D2, il distingue toutefois la culture vivante du simple folklore, et salue l’attention du club à faire vivre les traditions — lancers de paillasse au Carnaval, présence de la culture niçoise dans l’environnement du gym. Sa formule : ce n’est pas la même chose, « mais il y a des gènes en commun, et l’un n’ira jamais sans l’autre ».

Une relation d’amour avec Nice

Interrogé sur sa ville, Constantin Djivas résume Nice en un mot : « amour ». Il aime « ce qui se voit, ce qu’on devine, ce qu’on connaît moins », le caractère des gens, ce qui les unit. Attaché au port de Nice comme à Villefranche-sur-Mer, il évoque le café au soleil avec sa femme et son fils, un tour sur la Prom, les marmottes à Beuil dans la montagne, un déjeuner à San Remo. « Si tu m’enlèves d’ici, c’est comme si tu prenais un palmier pour aller le planter ailleurs. » Parmi ses trois adresses : le café Le Père Lait, près de la place du Pain où il télétravaille, le bar de son ami Seb à Villefranche, et un café avec son papa près de la place Max Barel. Pour un prochain épisode, il suggère son meilleur ami et complice des lives, Fabien.

Au fil de l’épisode

  • 00:02:03 — Écoute d’un extrait de commentaire enflammé et réactions
  • 00:03:34 — Le tour des réseaux, RMC et Moscato
  • 00:04:31 — Le centre d’entraînement du gym et les débuts à Monaco
  • 00:06:16 — Présentation : né à Nice en 1989, une vie à Villefranche
  • 00:07:32 — Le rêve de footballeur et les études imposées par les parents
  • 00:09:43 — Une passion familiale du ballon rond
  • 00:11:20 — Premières sélections et matchs pros en Suisse
  • 00:12:01 — L’air de colonie de vacances et Kamel Larbi
  • 00:14:00 — La lucidité et l’arrêt de la carrière
  • 00:18:34 — Le choix de l’école de journalisme de Nice
  • 00:19:17 — Thierry Gilardi, la Coupe du monde 1998 et la vocation
  • 00:23:08 — Intégrer le gym en 2015, la vision de supporter
  • 00:25:53 — Un club de Ligue 1, une énorme machine
  • 00:26:41 — Le gym à l’ancienne, Charles-Ehrmann, Balotelli
  • 00:28:56 — L’origine du surnom « le gym » et l’histoire du club
  • 00:30:23 — Les 120 ans, la fusion, la Semeuse, le livre du centenaire
  • 00:31:35 — Salarié depuis 2021 et les casquettes multiples
  • 00:32:20 — Le commentaire live et le format « à la niçoise »
  • 00:33:16 — La préparation des matchs
  • 00:34:33 — Le déclic : la remontada face à Lyon
  • 00:35:34 — Le format radio et l’absence d’images
  • 00:37:16 — Le cœur dans le micro, l’engagement du commentateur
  • 00:38:16 — Une communauté fidèle, replays et plateformes
  • 00:39:37 — La victoire au Parc des Princes et l’extinction de voix
  • 00:40:55 — L’équipe communication et digital du club
  • 00:44:29 — Nice et le gym, des gènes en commun
  • 00:48:41 — Le plus beau souvenir de sportif : le tournoi du Cavigal
  • 00:51:06 — Sa relation d’amour avec Nice
  • 00:53:21 — Nice en un mot, trois adresses et l’invité suggéré

Références de l’épisode

  • OGC Nice (le gym)
  • Olympique Gymnaste Club de Nice
  • AS Monaco
  • Amicale Nice
  • Lycée Masséna
  • École de journalisme de Nice
  • L’Avenir Côte d’Azur
  • Nice-Matin
  • Allianz Riviera
  • Stade Charles-Ehrmann
  • La Semeuse (association niçoise)
  • RMC
  • Parc des Princes
  • PSG
  • Olympique Lyonnais
  • Nissa la Bella
  • Villefranche-sur-Mer
  • Port de Nice
  • Beuil
  • San Remo
  • Café Le Père Lait, place du Pain
  • Place Max Barel
  • Kamel Larbi, joueur
  • Mario Balotelli, ancien joueur de l’OGC Nice
  • Jorge Porter, ancien joueur de l’OGC Nice
  • Claude Puel, ancien entraîneur de l’OGC Nice
  • Kylian Mbappé
  • Thierry Gilardi, journaliste sportif
  • Thierry Roland, journaliste sportif
  • Jean-Michel Larqué, consultant football
  • Vincent Moscato, RMC
  • Zinédine Zidane
  • Virginie Rosetti, communication OGC Nice
  • Nicolas Bernard, communication OGC Nice
  • Coupe du monde 1998
  • Euro 2000
  • Carnaval de Nice

FAQ

Qui est Constantin Djivas ?

Constantin Djivas est journaliste et commentateur de l’OGC Nice sur les réseaux sociaux. Né à Nice en 1989 et ayant grandi à Villefranche-sur-Mer, il a d’abord été joueur de football professionnel en Suisse avant d’arrêter à vingt-et-un ans pour se former au journalisme. Il travaille pour le gym depuis 2015, comme salarié depuis 2021.

Que fait Constantin Djivas à l’OGC Nice ?

Constantin Djivas est rédacteur d’actualité pour le site officiel de l’OGC Nice en semaine, et commentateur des matchs en direct le week-end sur les réseaux sociaux du club. Il a développé un format de commentaire « à la niçoise », à mi-chemin entre le supporter et le journaliste, avec une énergie communicative devenue sa marque de fabrique.

Où peut-on écouter les commentaires de Constantin Djivas ?

Constantin Djivas commente les matchs de l’OGC Nice en direct sur les plateformes du club : Facebook, YouTube, Twitch, Twitter et Instagram. Faute de droits sur les images, il s’agit d’un format proche de la radio, très dynamique, avec des repères de temps et de zones de terrain. Les lives sont aussi disponibles en replay.

Pourquoi Constantin Djivas a-t-il arrêté sa carrière de footballeur ?

Après avoir joué en D3 puis en D2 en Suisse, Constantin Djivas a arrêté le football professionnel à vingt-et-un ans par lucidité. Il jugeait ses chances trop incertaines et ne supportait pas d’être loin de sa famille, de ses amis et de Nice. Il a préféré rentrer chez lui et intégrer l’école de journalisme de Nice.

Quel est le lien entre Nice et l’OGC Nice selon Constantin Djivas ?

Pour Constantin Djivas, Nice et l’OGC Nice sont intimement liés. Il voit le club comme le porte-drapeau de la culture niçoise : on y entend Nissa la Bella avant chaque match et les tribunes de l’Allianz Riviera portent des noms de figures locales. Sa formule : ce n’est pas la même chose, « mais il y a des gènes en commun ».

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