Caroline Rivière, La Daronne : l’image au service du bien-être #23

Caroline Rivière est conseillère en image et fondatrice de La Daronne, une entreprise niçoise qui fait de l’image un outil de bien-être et de confiance en soi. Installée à Nice après un passage par Paris et une enfance entre la Charente-Maritime et la capitale, elle accompagne aussi bien les entreprises que les femmes isolées ou issues de quartiers prioritaires. Dans cet épisode de « Rendez-vous sur la Prom », elle explique à Julien Gérard et Jean-Raphaël Drahi comment un vêtement, une couleur ou une posture peuvent aider quelqu’un à reprendre confiance et à mieux aborder le monde du travail.

La Daronne : le conseil en image au service du bien-être à Nice

Qui est Caroline Rivière ?

Caroline Rivière est conseillère en image et fondatrice de La Daronne, une entreprise de conseil en image installée à Nice. Elle se présente comme « consultante en communication par la valorisation de l’image » : son travail vise à aider les gens à mieux se sentir dans leur peau à travers ce qu’ils renvoient, et à faire de l’image un outil de communication et de bien-être plutôt qu’une question de style ou de stéréotype.

Née entre la Charente-Maritime et Paris, elle grandit entre ces deux régions après le divorce de ses parents. Après des études de droit qui ne lui correspondent pas, elle se tourne vers la vente dans le haut de gamme et le luxe, portée par un goût de toujours pour les vêtements et le soin des autres. Elle s’installe une première fois à Nice en 2015, repart à Paris en 2019, puis revient définitivement en 2022. Entre-temps, elle se forme au coaching en image à l’École Supérieure de Relooking de Paris et crée La Daronne en 2021.

La Daronne, une marque née d’un conseil bienveillant

Le nom de son entreprise n’a rien d’anodin. « On a tous en tête le conseil d’une daronne », explique-t-elle : celui d’une mère, d’une sœur, d’une amie, qui vous donne confiance et vous reste en tête toute la vie. Le nom, travaillé avec une agence de communication, s’est imposé comme une évidence, d’autant qu’elle est devenue maman d’un petit garçon, César, juste avant de se lancer dans l’entrepreneuriat.

Au départ, elle avait envisagé une identité plus classique, « Caroline Rivière Image ». Mais elle voulait créer une vraie marque, capable de parler à tout le monde et de la différencier.

L’image comme outil de communication, pas comme leçon de style

Face à ceux qui jugent l’image superficielle, Caroline Rivière défend une position tranchée. « L’image intervient partout, tout le temps », rappelle-t-elle. Quand on n’est pas aligné avec son image, on peut « brûler de l’intérieur » et ne pas arriver à ses fins. Elle insiste : elle n’est pas là pour donner une leçon de style ni véhiculer des stéréotypes, mais pour transmettre une solution de bien-être.

Elle rappelle qu’en quelques secondes, on se fait une idée de quelqu’un, positive ou négative. Or tout le monde ne dispose pas des mêmes armes ni des mêmes codes vestimentaires. Dans l’insertion professionnelle, cela peut porter préjudice : on s’arrête à l’image et on passe parfois à côté de profils intéressants.

Un engagement social au cœur du métier

La dimension sociale de La Daronne lui tient particulièrement à cœur — c’est même, dit-elle, sa vocation. Elle intervient auprès de femmes issues de quartiers prioritaires ou en situation d’isolement, ainsi que de jeunes, pour les aider à retrouver confiance en eux à travers l’image de soi et l’estime de soi.

Elle intervient notamment dans le dispositif Active Attitude, créé par l’association Azur Sport Santé, qui accompagne des groupes de femmes isolées et sans emploi autour de l’image de soi, du théâtre et du sport. Elle y anime des ateliers qui se clôturent par un vide-dressing solidaire, un concept qu’elle avait découvert à Paris et qu’elle voulait absolument amener à Nice. « J’ai vu des jeunes reprendre confiance en eux, des femmes pleurer de joie après un atelier », raconte-t-elle.

Concrètement, chaque accompagnement commence par un entretien découverte, ou « bilan d’image », d’où découle un objectif d’image : que veut-on montrer de soi, que veut-on que les autres pensent quand on entre dans une pièce. Suivent des outils autour de la colorimétrie, du test du drapé, des couleurs qui valorisent le visage, des matières adaptées à la morphologie, des coupes, du regard, du sourire et de la communication non verbale. Elle insiste : ce n’est pas du relooking à la manière des émissions de télévision, avec un effet « waouh » éphémère, mais un vrai travail de coaching visant à rendre les gens autonomes.

Entreprises, conférences et impact du confinement

Caroline Rivière travaille aussi avec les entreprises et les conciergeries d’entreprise, autour du bien-être et de la qualité de vie au travail. Elle propose des conférences de sensibilisation à l’image professionnelle, des ateliers pour dix à quinze personnes sur la colorimétrie, ou des tests de drapé. Elle raconte être intervenue dans un grand groupe à Sophia Antipolis, rempli d’ingénieurs, où hommes et femmes se sont pressés pour découvrir leur palette de couleurs.

Elle observe que le rapport à l’image de soi a changé, notamment avec le confinement et les réseaux sociaux. Après une période où beaucoup se sont laissés aller, les gens ont redécouvert qu’il était important de s’habiller, d’abord pour eux-mêmes, pour se sentir mieux. « Habillons-nous pour nous, ça c’est la priorité », résume-t-elle.

Bouge ta boîte, un réseau d’entrepreneuses

En parallèle de La Daronne, Caroline Rivière est très engagée dans Bouge ta boîte, un réseau d’affaires 100 % féminin. Arrivée à Nice sans réseau, elle a rejoint le tout jeune cercle niçois et en est devenue, depuis peu, la « boosteuse » — celle qui représente et anime le cercle. Le cercle est passé de neuf à quinze membres en un mois.

Le réseau, national, compte quelque 2000 « boudeuses » et plus de cent cercles locaux. Le cercle de Nice se réunit tous les quinze jours, de 12h à 13h30, chez son entreprise marraine, l’hôtel Claire Williams Albert Iᵉʳ à Nice. On y pitche, on brainstorme, on trouve des synergies. Caroline collabore par exemple avec Rozenn Perrot, directrice de l’hôtel Mercure, avec qui elle organise des afterworks.

Interrogée sur le choix d’un réseau exclusivement féminin, elle explique que les femmes cheffes d’entreprise partagent des problématiques communes, comme la gestion des enfants, qui expliquent notamment le créneau du déjeuner. Le réseau reste toutefois ouvert à la mixité : des hommes interviennent lors des afterworks et des présentations métiers. Le sujet du réseau féminin avait déjà été abordé par Cyrine Khalfaoui, fondatrice du Club F, dans un précédent épisode.

Nice, un terrain pour entreprendre

Pour Caroline Rivière, Nice est une ville dynamique et propice à l’entrepreneuriat. Elle souligne le soutien des institutionnels, la multitude de dispositifs d’accompagnement à la création d’entreprise et l’écoute des acteurs locaux. Elle balaie les clichés d’une ville « de vieux » où l’on irait « glander à la plage » : elle n’a, dit-elle, jamais autant travaillé ni rencontré autant de parcours ambitieux.

Revenue à Nice depuis deux ans, elle décrit son équilibre parfait : la vue depuis sa colline, la ville juste en bas, l’énergie niçoise. Ses madeleines de Proust : descendre à pied avec sa musique, flâner dans les boutiques du Vieux-Nice, aller sur la promenade des Anglais avec son fils jeter des galets, et manger une pizza chez Santini, leur cantine des débuts. Arrivée à Nice, sa première impression fut celle d’une Californie : « Wow, c’est beau ! »

Au fil de l’épisode

  • 00:01:27 — Arrivée chez Caroline, recommandée par Magali Altounian
  • 00:03:55 — Le lien avec Thibaut Duval et ses vestes vintage
  • 00:05:04 — Pourquoi le nom « La Daronne »
  • 00:05:53 — Son parcours : Charente-Maritime, Paris, le droit puis la vente
  • 00:06:45 — Nice en 2015, retour à Paris, la formation en coaching en image
  • 00:08:59 — Création de La Daronne en 2021, retour à Nice en 2022
  • 00:11:56 — L’image comme outil de communication et non de style
  • 00:14:23 — L’engagement social au cœur de La Daronne
  • 00:16:03 — Le dispositif Active Attitude et le vide-dressing solidaire
  • 00:17:51 — Le déroulé d’un accompagnement : bilan et objectif d’image
  • 00:19:47 — Le fonctionnement du vide-dressing solidaire
  • 00:22:12 — Résultats concrets sur les personnes accompagnées
  • 00:24:22 — L’impact du confinement et des réseaux sociaux sur l’image de soi
  • 00:27:01 — S’habiller pour soi
  • 00:28:36 — Les codes vestimentaires et les « parasites » à éviter
  • 00:30:10 — Les clients de La Daronne : associations, entreprises, particuliers
  • 00:34:25 — Coaching plutôt que relooking
  • 00:38:23 — Bouge ta boîte, réseau d’affaires 100 % féminin
  • 00:42:43 — Pourquoi un réseau exclusivement féminin et la place des hommes
  • 00:46:55 — Son rôle de boosteuse du cercle de Nice
  • 00:51:24 — Ses modèles : Clémentine Gallet et le podcast Bliss
  • 00:54:19 — Nice, ville propice à l’entrepreneuriat
  • 00:57:04 — Son attachement à Nice et ses madeleines de Proust
  • 01:01:01 — Les questions récurrentes : adresses, Nice en un mot, une rencontre à faire

Références de l’épisode

  • La Daronne, entreprise de conseil en image
  • École Supérieure de Relooking de Paris
  • Bouge ta boîte, réseau d’affaires 100 % féminin
  • Active Attitude, dispositif de l’association Azur Sport Santé
  • Hôtel Claire Williams Albert Iᵉʳ, Nice (entreprise marraine du cercle)
  • Rozenn Perrot, directrice de l’hôtel Mercure Nice Grimaldi
  • Clémentine Gallet, créatrice de Billie Story
  • Podcast Bliss, autour de la maternité
  • Podcast Génération Do It Yourself
  • Julien Pouillot, chargé de projet du dispositif Active Attitude
  • Azur Sport Santé, association
  • Magali Altounian, élue de la ville de Nice
  • Thibaut Duval, créateur de vestes vintage (Archie Bows)
  • Cyrine Khalfaoui, fondatrice du Club F
  • Constantin Djivas, commentateur de l’OGC Nice
  • BNP Nice Libération
  • Sophia Antipolis
  • Santini, pizzeria à Nice
  • Beau Rivage, promenade des Anglais
  • L’Usine, restaurant sur le port de Nice
  • Promenade des Anglais
  • Vieux-Nice
  • Trianon, Paris

FAQ

Qui est Caroline Rivière ?

Caroline Rivière est conseillère en image et fondatrice de La Daronne, une entreprise de conseil en image installée à Nice. Après une enfance entre la Charente-Maritime et Paris et une carrière dans la vente du luxe, elle s’est formée au coaching en image et a créé sa société en 2021, avant de revenir vivre à Nice en 2022.

Qu’est-ce que La Daronne ?

La Daronne est l’entreprise de conseil en image de Caroline Rivière. Le nom évoque le conseil bienveillant d’une mère, d’une sœur ou d’une amie qui donne confiance. Elle y utilise l’image comme un outil de communication et de bien-être, à travers la colorimétrie, la morphologie, la posture et la communication non verbale, pour les particuliers, les entreprises et les associations.

Auprès de qui Caroline Rivière intervient-elle à Nice ?

Elle accompagne des entreprises, des conciergeries et des particuliers, mais aussi des femmes isolées ou issues de quartiers prioritaires et des jeunes. Elle intervient notamment dans le dispositif Active Attitude, porté par l’association Azur Sport Santé, autour de l’image de soi, avec des ateliers qui se clôturent par un vide-dressing solidaire.

Quelle différence entre le travail de Caroline Rivière et un relooking ?

Caroline Rivière insiste sur le fait qu’elle ne fait pas de relooking à la manière des émissions de télévision, avec un effet « waouh » éphémère. Sa démarche est un vrai travail de coaching et de développement personnel, visant à rendre les gens autonomes, à déconstruire pour mieux reconstruire une image adaptée à la personnalité et au mode de vie.

Qu’est-ce que Bouge ta boîte, dont Caroline Rivière est responsable à Nice ?

Bouge ta boîte est un réseau d’affaires 100 % féminin, national, comptant environ 2000 membres et plus de cent cercles locaux. Caroline Rivière est la boosteuse du cercle de Nice, qui se réunit tous les quinze jours chez son entreprise marraine. Les membres y pitchent, échangent et développent des synergies professionnelles.

Pourquoi Caroline Rivière est-elle revenue vivre à Nice ?

Après un retour à Paris qui ne répondait plus à ses attentes, Caroline Rivière est revenue à Nice en 2022, une ville qu’elle juge dynamique et propice à l’entrepreneuriat. Elle y a trouvé son équilibre : la vue depuis sa colline, la ville en contrebas, l’énergie niçoise et le soutien des acteurs locaux à la création d’entreprise.

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