Rendez-vous sur la Prom avec Olivier & Damien de Nissapéro #8
Olivier Arlet et Damien Lallemand sont les deux créateurs de Nissapéro, ce rendez-vous mensuel devenu incontournable pour les entrepreneurs et communicants de la Côte d’Azur. Niçois d’adoption installés à quelques pas de la Promenade des Anglais depuis près de dix ans, ce duo d’amis — l’un Toulousain passé par Shanghai, l’autre Chti venu de Paris — a bâti autour d’un simple café après le travail une communauté vivante et bienveillante. Reçus par Jean-Raphaël Drahi dans un coin feutré du Deck Hôtel, ils reviennent sur leur rencontre, leur attachement à Nice et la mécanique d’un événement lancé sans autre but que le plaisir de rencontrer.
Les créateurs de Nissapéro, le rendez-vous des entrepreneurs de la Côte d’Azur
Qui sont Olivier Arlet et Damien Lallemand ?
Olivier Arlet et Damien Lallemand sont les deux co-créateurs de Nissapéro, un rendez-vous mensuel niçois dédié aux entrepreneurs, communicants et à tous ceux qui font vivre le dynamisme économique de la ville. Olivier, Toulousain d’origine, vit à Nice depuis près de neuf ans après un parcours qui l’a mené à Londres puis quatre ans à Shanghai ; il est créateur de contenu digital pour la Maison Marcel et passionné de photographie. Damien, « chti » ayant vécu treize ans à Paris, est arrivé à Nice en 2014 pour un poste de directeur pédagogique à l’Epitech, l’école de développement informatique dont Nice accueille un campus depuis 2009.
Les deux hommes se sont rencontrés via les réseaux sociaux, autour d’un hashtag photo, avant de fonder ensemble en 2017 un événement devenu une référence du paysage niçois.
Deux Niçois d’adoption qui ont réappris à prendre le temps
Ni l’un ni l’autre n’imaginait s’installer à Nice. Damien, qui se voyait plutôt à Rennes, Nantes, Lyon ou Bordeaux, a atterri sur la Côte d’Azur par hasard, pour un entretien d’embauche, un 10 avril. Arrivé en costume-cravate depuis le Nord, il découvre une ville qu’il ne connaissait pas et décroche le poste quelques jours plus tard. Olivier, lui, est descendu de Paris pour rejoindre les bureaux niçois d’une start-up.
Ce qui les a retenus, c’est une manière de vivre. « Les gens prenaient le temps de faire les choses », raconte Olivier, qui garde en mémoire ses premiers matins face à la mer et son premier footing le long de la Promenade. Tous deux insistent sur un même constat : Nice n’est pas cette ville de villégiature figée qu’on imagine parfois, mais une métropole dotée d’une vraie vie économique.
Le duo bat en brèche le cliché d’une ville peuplée uniquement de retraités. Écoles, start-up, jeunes actifs, touristes : à leurs yeux, Nice bouge, et l’étiquette de « ville de vieux » relève d’un préjugé qui se transmet sans fondement.
La photographie, une passion qui a tout déclenché pour Olivier
Chez Olivier, la photo est « une vieille histoire d’amour », héritée d’un père médecin et photographe amateur. C’est à Londres, avec ses premiers clichés montrés à des proches, qu’il s’entend dire qu’il a « quelque chose ». À Shanghai, il arpente les rues et les quartiers, entre dans les maisons, photographie les habitants : un regard journalistique et humaniste qui ne le quittera plus.
Il évoque avec émotion sa rencontre avec le photographe Marc Riboud, échanges et quelques e-mails compris, comme un véritable déclencheur. Arrivé à Nice, c’est par la photo qu’il se fait un nom : ses images de reflets sur la ville, prises les jours de pluie, intriguent et amusent. Aujourd’hui, il photographie surtout à l’iPhone et s’est mis à la vidéo, convaincu que le smartphone n’est qu’un outil au service du regard. Ce goût de l’image rejoint son statut d’ambassadeur Côte d’Azur, une casquette qu’il partage avec Damien.
Nissapéro : d’un café à deux à une communauté de centaines de personnes
Tout est parti d’un café qu’ils ne buvaient pas. Après plusieurs échanges publics sur les réseaux autour d’un « jeudi photo », Olivier et Damien décident de se rencontrer. De cette envie naît l’idée d’un événement ouvert : le premier vrai Nissapéro se tient en septembre 2017, dans un hôtel du centre de Nice alors baptisé l’Ellington. Ils sont d’abord quinze, puis trente, puis cinquante.
Le concept, revendiqué comme authentique et sans arrière-pensée : pas de conférence, pas de participation financière, chacun paie sa consommation, on arrive quand on veut entre 18 h et 23 h. Un tournant survient lorsqu’une retraitée de l’Éducation nationale, prénommée France, 78 ans, demande à participer : le duo décide d’ouvrir l’événement à tout le monde, bien au-delà du seul cercle des entrepreneurs et communicants.
Chaque mois, dans un lieu différent, Nissapéro fédère des dizaines de personnes. Les organisateurs négocient les tarifs avec les établissements, souvent des adresses qui viennent d’ouvrir et cherchent à se faire connaître : le Marriott, dont ils inaugurent la terrasse fin avril devant 250 personnes pour le lancement de l’entreprise de Jean-Charles, le Radisson à l’aéroport, et bien d’autres. Environ 30 % de nouveaux visages à chaque édition, une communication reposant essentiellement sur Facebook, et déjà plus de cinquante-cinq apéros au compteur : le duo assure ne pas s’en lasser.
Nice, terre de business et écosystème de la tech
Interrogés sur le potentiel économique de la ville, Olivier et Damien sont catégoriques : Nice se prête au business. Ils citent le rôle de Team Côte d’Azur pour attirer les entreprises, l’accompagnement de la métropole, le pôle de Sophia, la proximité de Monaco et un écosystème global qui monte. Damien, à l’Epitech, rappelle que l’école nationale — quinze campus en France, un en Europe, 6 500 étudiants dont environ 250 à Nice — forme des développeurs très recherchés.
Le défi, pour retenir ces jeunes talents, tient autant au cadre de vie qu’au salaire. Les deux insistent sur une fierté d’appartenance croissante : « Je suis niçois de cœur », dit Olivier. Ils saluent enfin la diversité de l’entrepreneuriat local, de la blockchain au miel de l’arrière-pays, en passant par la boutique Le Goût de Nice qui met en avant les produits du territoire.
Au fil de l’épisode
- 00:02:33 — Olivier se présente : créateur de contenu, Maison Marcel, photo
- 00:03:34 — Damien, « chti », directeur pédagogique à l’Epitech
- 00:04:26 — L’Epitech, école nationale et son campus niçois
- 00:05:16 — Nice, à la pointe du digital et de la tech ?
- 00:06:00 — Le cliché de la « ville de vieux » démonté
- 00:08:23 — Chtis, Toulousains : pourquoi Nice ?
- 00:10:50 — Première impression : la météo et la vue mer
- 00:12:14 — Olivier, de Londres et Shanghai à la Côte d’Azur
- 00:15:00 — Se créer un tissu social en arrivant à Nice
- 00:17:17 — Devenir ambassadeur Côte d’Azur
- 00:20:17 — La photographie, une vieille histoire d’amour
- 00:21:38 — La rencontre avec Marc Riboud
- 00:23:28 — L’authenticité comme marque de fabrique
- 00:25:21 — La genèse de Nissapéro, d’un café à deux
- 00:28:10 — Le premier apéro et la montée en puissance
- 00:30:28 — Un rendez-vous sans but, juste rencontrer
- 00:32:19 — L’apéro du Marriott pour le lancement de Jean-Charles
- 00:37:47 — Les lieux qui les contactent, la saisonnalité
- 00:39:53 — Nice, une ville qui se prête au business
- 00:44:12 — Retenir les jeunes ingénieurs sur la Côte d’Azur
- 00:45:42 — Ce qui leur manque : le Nord, la verdure, le rugby
- 00:49:30 — Nice en un mot
- 00:49:56 — Trois lieux préférés à Nice
- 00:52:08 — Leurs suggestions d’invités pour le podcast
Références de l’épisode
- Nissapéro, rendez-vous mensuel niçois
- Maison Marcel, création de contenu digital
- Epitech, école de développement informatique
- Team Côte d’Azur
- Comité régional du tourisme
- Office du tourisme de Nice
- La boutique Le Goût de Nice
- Marc Riboud, photographe
- Stéphane Tallon, directeur de la photographie et du Musée de la Photographie Charles Nègre
- Michel et Augustin, marque agroalimentaire
- Marc Dugain, création de contenu
- Fred, curé à Nice, créateur du Comptoir Sacré Riviera
- Ludovic Chancel
- Le Béthel Riviera, patio dans le Vieux-Nice
- Église du Vœu, Vieux-Nice
- Même Niçois, Cédric et Pierre, comptes humoristiques
- Pan Bagnat Création, marque streetwear
- José Cobo
- Promenade des Anglais
- Baie des Anges
- Vieux-Nice
- Place Garibaldi
- Place Grimaldi
- Marché de la Libération
- Colline du château
- Sophia Antipolis
- Monaco
- Hôtel Marriott, Nice
- Hôtel Radisson, aéroport de Nice
- Hôtel Ellington (devenu l’Apollinaire)
- Deck Hôtel, Nice
- Théâtre de verdure
- Facebook, Instagram, Twitter
- Shanghai, Londres, Toulouse, Maubeuge, Menton
FAQ
Qui sont Olivier Arlet et Damien Lallemand ?
Olivier Arlet et Damien Lallemand sont les deux co-créateurs de Nissapéro, un rendez-vous mensuel niçois pour entrepreneurs et communicants. Niçois d’adoption, Olivier est Toulousain, créateur de contenu digital pour la Maison Marcel et passionné de photographie ; Damien, originaire du Nord, est directeur pédagogique à l’Epitech de Nice. Tous deux sont ambassadeurs Côte d’Azur.
Qu’est-ce que Nissapéro ?
Nissapéro est un rendez-vous mensuel lancé en 2017 par Olivier Arlet et Damien Lallemand, dans un lieu différent chaque mois. Sans conférence ni participation financière — chacun paie sa consommation —, il réunit des dizaines de personnes entre 18 h et 23 h dans une ambiance conviviale et bienveillante, avec pour seul but de rencontrer et de faire vivre une communauté.
Comment est né Nissapéro ?
Le concept est né de la rencontre d’Olivier et Damien sur les réseaux sociaux, autour d’un hashtag photo. D’un simple café projeté, ils ont imaginé un événement ouvert. Le premier vrai apéro s’est tenu en septembre 2017 dans un hôtel du centre de Nice. De quinze participants au départ, l’événement a rapidement rassemblé des dizaines de personnes.
Que fait Olivier Arlet à Nice ?
Olivier Arlet est créateur de contenu digital pour la Maison Marcel, où il travaille sur les réseaux sociaux de clients. Passionné de photographie humaniste, formé par ses années à Londres et Shanghai, il s’est fait connaître à Nice par ses clichés de reflets. Il est aussi ambassadeur Côte d’Azur et co-anime Nissapéro.
Que fait Damien Lallemand à Nice ?
Damien Lallemand est ingénieur informaticien et directeur pédagogique à l’Epitech de Nice, école nationale de développement informatique disposant d’un campus dans la ville depuis 2009. Il encadre les étudiants, gère le bâtiment et les accompagne vers l’excellence. Arrivé du Nord via Paris, il co-organise Nissapéro et est ambassadeur Côte d’Azur.
Nice est-elle une ville qui se prête au business ?
Pour Olivier et Damien, oui, sans hésitation. Ils évoquent l’action de Team Côte d’Azur pour attirer les entreprises, l’accompagnement de la métropole, le pôle de Sophia Antipolis, la proximité de Monaco et un écosystème dynamique. Ils saluent aussi la diversité de l’entrepreneuriat local, de la tech aux produits du terroir.